Hajj : la chaleur extrême inquiète les scientifiques

Hier 11:30
Hajj : la chaleur extrême inquiète les scientifiques
Par: Naji khaoula
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Le réchauffement climatique continue d’avoir des conséquences directes sur les grands rassemblements humains, y compris les événements religieux. Selon une étude publiée par le réseau scientifique international World Weather Attribution (WWA), les conditions météorologiques durant le hajj deviennent de plus en plus difficiles pour les millions de pèlerins qui se rendent chaque année à La Mecque.

Les chercheurs alertent sur la réduction progressive des périodes de l’année durant lesquelles le pèlerinage peut se dérouler dans des conditions supportables. D’après Clair Barnes, chercheuse à l’Imperial College de Londres, les vagues de chaleur se multiplient et s’intensifient sous l’effet du changement climatique provoqué par les activités humaines et l’utilisation massive des combustibles fossiles.

Le hajj se déroule dans l’ouest de l’Arabie saoudite, une région connue pour son climat désertique et ses températures particulièrement élevées. Cette année encore, les fidèles ont dû accomplir les rites religieux sous une chaleur dépassant les 40 degrés, augmentant les risques sanitaires, notamment pour les personnes âgées et les plus fragiles.

L’étude révèle que les températures enregistrées à La Mecque au mois de mai correspondent désormais à celles observées en été dans les années 1980. Les scientifiques estiment que les températures moyennes ont augmenté d’environ 3,5 degrés par rapport à l’époque préindustrielle.

Traditionnellement, le calendrier du hajj se décale progressivement au fil des années en raison du calendrier lunaire musulman. Après plusieurs éditions organisées durant l’été, le pèlerinage a lieu cette année à la fin du mois de mai et devrait se tenir à la mi-mai en 2027, avant de se rapprocher progressivement des saisons plus fraîches.

Cependant, les experts considèrent que ce déplacement du calendrier ne suffit plus à limiter les effets du réchauffement climatique. Les épisodes de chaleur extrême deviennent plus fréquents et plus longs, rendant les conditions de plus en plus éprouvantes pour les pèlerins.

Les auteurs du rapport soulignent également que des températures supérieures à 40 degrés au printemps, autrefois rares, pourraient désormais se produire tous les deux ou trois ans. Cette évolution alimente les inquiétudes concernant la sécurité et la santé des millions de musulmans qui accomplissent ce pilier fondamental de l’islam.



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