Le modèle marocain de tolérance et de coexistence interconfessionnelle : Un exemple de dialogue et d'unité

Vendredi 07 Mars 2025 - 10:00
Le modèle marocain de tolérance et de coexistence interconfessionnelle : Un exemple de dialogue et d'unité
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Lors d'un panel tenu au Palais des Nations à Genève, l’ambassadeur marocain auprès de l’Office des Nations Unies, Omar Zniber, a mis en lumière le modèle marocain de coexistence interconfessionnelle, soulignant les efforts constants du Royaume pour promouvoir la tolérance, le respect mutuel et le dialogue entre les religions.

L’événement s'est inscrit dans le cadre de la 58ème session du Conseil des Droits de l'Homme, organisé par les missions permanentes du Maroc et des Pays-Bas. M. Zniber a rappelé que le Maroc est une terre de diversité, où musulmans, juifs et chrétiens ont vécu en harmonie pendant des siècles. Ce modèle unique de coexistence interconfessionnelle se manifeste dans des villes comme Fès, Marrakech, Essaouira et Casablanca, où des quartiers juifs, appelés mellahs, et des lieux de culte partagés témoignent d’une histoire commune riche.

L’ambassadeur a aussi souligné l'importance de l'institution d'Amir Al Mouminine (Commandeur des croyants), qui garantit la liberté de culte et l'unité de la nation. Il a évoqué notamment le rôle de Feu SM Mohammed V, qui protégea les Juifs marocains de la déportation durant la Seconde Guerre mondiale, un acte symbolique fort de la politique de tolérance du Royaume.

M. Zniber a également détaillé les initiatives multilatérales prises par le Maroc, telles que les résolutions historiques introduites à l'Assemblée générale des Nations Unies. Parmi celles-ci, la résolution 73/328 de 2019 sur la promotion du dialogue interreligieux et interculturel et de la tolérance, ainsi que la résolution 77/318 de 2023 sur la lutte contre le discours de haine, ont été adoptées à l'unanimité. Ces résolutions s'inscrivent dans une série d'initiatives marocaines visant à interdire l'incitation à la haine, qu'elle soit nationale, raciale ou religieuse.

Le Royaume du Maroc, fidèle à sa politique de dialogue et de tolérance, a aussi joué un rôle de premier plan dans le lancement du Plan d’action de Rabat en 2012, visant à interdire l'appel à la haine. En 2017, le Processus de Fès a permis d’élaborer un plan d’action à l’intention des responsables religieux pour prévenir l'incitation à la violence.

À une époque où les actes de haine religieuse se multiplient, il est essentiel de mettre en avant des modèles comme celui du Maroc, où la diversité est perçue comme une richesse et la tolérance comme un pilier fondamental de la société. Ce panel a également été l'occasion de rappeler des événements marquants, tels que la visite historique du Pape François au Maroc en 2019, un symbole de l’engagement du Royaume pour le dialogue interconfessionnel.

Ce panel a réuni de nombreux diplomates et acteurs de la société civile pour partager les bonnes pratiques marocaines et néerlandaises en matière de lutte contre l'intolérance religieuse. L’objectif reste de promouvoir un monde de paix et de respect mutuel à travers la tolérance et l'acceptation de l’autre, des valeurs qui restent au cœur de l'identité du Maroc.



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