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Mbappé brille, le Real vacille : une défaite qui en dit long

Hier 23:00
Mbappé brille, le Real vacille : une défaite qui en dit long
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Malgré un nouveau doublé de Kylian Mbappé, le Real Madrid a une nouvelle fois exposé ses limites sur la scène européenne. Mercredi soir, les Madrilènes ont subi une lourde défaite à Lisbonne face au Benfica (4-2), un revers qui dépasse le simple cadre d’un match perdu et interroge profondément sur l’état actuel du club le plus titré de l’histoire de la Ligue des champions.

La rencontre restera notamment marquée par une scène aussi rare que symbolique : le gardien ukrainien Anatoliy Trubin, monté aux avant-postes dans les dernières secondes, a inscrit de la tête le but décisif à la 98e minute. Une image forte, presque irréelle, qui illustre le désordre et la fébrilité d’un Real Madrid réduit à neuf joueurs et incapable de gérer un moment clé.

Au-delà du score, cette défaite a confirmé le déclassement provisoire des Merengues, désormais hors du Top 8 européen et contraints de passer par les barrages pour espérer poursuivre leur aventure continentale. Un scénario loin des ambitions affichées à l’été 2024, lors de l’arrivée très médiatisée de Mbappé, censée ramener le club vers un seizième sacre européen.

La presse espagnole n’a pas tardé à pointer les dysfonctionnements. Plusieurs éditorialistes ont souligné le manque de concentration et d’engagement collectif sur l’action décisive, symbole d’une équipe semblant déconnectée des enjeux, malgré l’importance capitale de la rencontre.

Lucide, Kylian Mbappé n’a pas cherché à masquer la réalité derrière sa performance individuelle. Auteur de ses 35e et 36e buts toutes compétitions confondues, l’attaquant français a livré un constat sévère sur l’irrégularité de son équipe. Il a insisté sur le manque de constance et d’intensité, estimant que le Real ne pouvait prétendre au plus haut niveau sans une implication collective totale.

Selon lui, le problème dépasse largement les choix tactiques. C’est avant tout l’attitude qui fait défaut. Là où Benfica a joué chaque ballon comme une question de survie, le Real Madrid a donné l’impression de subir, acceptant la défaite presque sans résistance. Une situation jugée indigne d’un club au palmarès aussi prestigieux.

L’entraîneur Álvaro Arbeloa a tenté d’assumer ses responsabilités après la rencontre, dans la continuité de ses précédentes prises de parole après l’élimination en Coupe du Roi. Mais dans le vestiaire, le discours est clair : les joueurs se désignent eux-mêmes comme principaux responsables. Le capitaine Federico Valverde l’a résumé sans détour, reconnaissant un échec collectif.

Dans les tribunes et sur les réseaux sociaux, la grogne monte. Les sifflets visant plusieurs cadres de l’effectif, ainsi que les critiques adressées à la direction, traduisent une impatience croissante. Beaucoup dénoncent un déséquilibre persistant, malgré un effectif composé de stars mondiales.

Car c’est bien là le paradoxe madrilène : une accumulation de talents individuels qui ne parvient pas à se transformer en un collectif solide et cohérent. Une fragilité structurelle déjà observée la saison passée, et qui continue d’exposer le club à des désillusions européennes.

Avant d’éventuels barrages face à Benfica ou au club norvégien de Bodø/Glimt, le Real Madrid, actuellement deuxième de Liga à un point du FC Barcelone, devra surtout affronter le regard sévère de son public. Dès dimanche, au Santiago Bernabéu, les supporters pourraient faire entendre un verdict que les résultats récents semblent déjà annoncer.

 



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