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Carte d’identité nationale : des parlementaires plaident pour l’ajout du groupe sanguin

Dimanche 11 Mai 2025 - 16:15
Carte d’identité nationale : des parlementaires plaident pour l’ajout du groupe sanguin
Par: Naji khaoula
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Une proposition de loi déposée récemment par plusieurs députés vise à inscrire le groupe sanguin sur la carte nationale d’identité électronique (CNIE). Cette initiative, portée notamment par des membres du groupe Haraki, entend modifier les articles 4 et 5 de la loi n°04.20 régissant la CNIE.

L’ajout de cette donnée biométrique, selon les parlementaires, permettrait de sauver des vies dans des situations d’urgence médicale, notamment lors d’accidents ou d’interventions chirurgicales où chaque minute est précieuse. Afficher le groupe sanguin sur la carte d'identité faciliterait une prise en charge rapide et limiterait les risques d’erreur lors de transfusions, tout en répondant à la pénurie persistante de sang au Maroc.

Une réforme aux effets pratiques et symboliques

Le texte législatif prévoit que le groupe sanguin soit visible aussi bien au recto qu’au verso de la CNIE, aux côtés des autres données personnelles. S’il est adopté, le changement entrerait en vigueur dès sa publication dans le Bulletin officiel.

Mais au-delà de l’aspect purement médical, les initiateurs du projet y voient également une action citoyenne. La réforme entend soutenir la mission de sensibilisation au don de sang, en coordination avec l’Agence marocaine du sang. L’objectif : renforcer la conscience collective autour de ce geste solidaire, tout en intégrant cette dimension sanitaire dans les outils administratifs du quotidien.

Une volonté constante de modernisation

Ce n’est pas la première fois que le groupe Haraki défend une réforme de la CNIE. Ses élus avaient déjà proposé d’y inclure la langue amazighe, conformément à son statut de langue officielle du Royaume, ainsi que la mention de la situation familiale, afin de simplifier certaines démarches administratives ou juridiques.

Avec cette nouvelle proposition, les parlementaires réaffirment leur volonté de faire de la CNIE un support moderne, polyvalent et utile, au service du citoyen et de la santé publique.



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