Les erreurs alimentaires fréquentes pendant Ramadan et comment les éviter

Hier 17:44
Les erreurs alimentaires fréquentes pendant Ramadan et comment les éviter
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Le mois de Ramadan transforme profondément le rythme de vie, y compris les comportements alimentaires. Entre longues heures de jeûne, repas nocturnes et traditions culinaires riches, l’équilibre nutritionnel peut rapidement être mis à l’épreuve. Nutritionnistes et professionnels de santé observent chaque année les mêmes dérives alimentaires, souvent liées à de mauvaises habitudes plutôt qu’au jeûne lui-même.

Comprendre ces erreurs permet non seulement de préserver son énergie, mais aussi d’éviter les troubles digestifs, la fatigue chronique ou la prise de poids souvent constatés à la fin du mois sacré.

La rupture du jeûne trop brutale

L’une des erreurs les plus répandues consiste à rompre le jeûne avec un repas excessivement copieux et rapide. Après plusieurs heures sans manger, l’organisme nécessite une reprise progressive. Une ingestion massive d’aliments gras ou sucrés peut provoquer ballonnements, somnolence et pics de glycémie.

Les spécialistes recommandent une approche en deux temps : commencer par des aliments faciles à digérer, puis prendre un repas principal équilibré après une courte pause.

L’excès de sucre et de fritures

Les tables ramadanesques sont souvent riches en pâtisseries, boissons sucrées et plats frits. Consommés en grande quantité, ces aliments entraînent une surcharge calorique et une digestion plus lente. À moyen terme, ils favorisent également la déshydratation et les fluctuations d’énergie.

Les experts soulignent que la modération reste la clé : privilégier les cuissons légères, limiter les desserts industriels et favoriser les sucres naturels issus des fruits.

Une hydratation insuffisante

Beaucoup de personnes ne compensent pas suffisamment la privation d’eau subie durant la journée. Boire uniquement au moment du ftour ou avant le coucher ne suffit pas toujours à réhydrater l’organisme.

Pour éviter les maux de tête et la fatigue, il est conseillé de répartir la consommation d’eau entre la rupture du jeûne et le repas de l’aube, tout en limitant les boissons diurétiques comme le café ou le thé en excès.

Le repas du sahour négligé

Certaines personnes sautent le repas précédant l’aube par manque d’appétit ou de temps. Cette habitude fragilise pourtant l’équilibre énergétique de la journée. Sans apport nutritif matinal, le corps puise plus rapidement dans ses réserves, ce qui accentue la sensation de fatigue et diminue la concentration.

Un sahour équilibré, riche en fibres, protéines et glucides complexes, contribue au maintien de l’endurance et limite les fringales.

Un rythme alimentaire désorganisé

Le changement d’horaires peut entraîner un dérèglement du métabolisme si les repas deviennent irréguliers ou trop rapprochés. Grignoter toute la nuit, par exemple, empêche le système digestif de se reposer et perturbe le sommeil.

Les nutritionnistes recommandent de structurer la nuit autour de deux repas principaux, éventuellement complétés par une collation légère, afin de préserver un cycle physiologique stable.

Préserver la santé tout en respectant la tradition

Le Ramadan n’impose pas de déséquilibre nutritionnel. Au contraire, lorsqu’il est accompagné d’une alimentation raisonnée, il peut constituer une période bénéfique pour l’organisme. L’essentiel réside dans l’écoute des besoins du corps, la diversité des aliments et la modération des portions.

Adopter de bonnes pratiques alimentaires permet ainsi de vivre pleinement le mois sacré, en conciliant spiritualité, convivialité et bien-être physique.



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